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Voitures Grand Confort

Années de construction : 1970 à 1974
Nombre d'exemplaires : 105
Longueur : 25,5 m.
Vitesse limite : 200 km/h
Radiation : 1993 à 2001
Equipements particuliers : climatisation ; pendulation prévue mais non installée
Service assuré : Trans Europe Express puis grandes lignes

Apparues conjointement aux voitures Mistral 69, ces voitures "Grand Confort" ont les mêmes aménagements intérieurs, mais sont très différentes extérieurement : elles sont construites en acier ordinaire, d'où un coût bien moindre, et leurs faces latérales sont inclinées (ce qui leur donne une lointaine parenté avec les voitures "saucisson" ex Etat). Pouvant rouler à 200 km/h, il était prévu d'y installer un système de pendulation, d'où un profil en forme de trapèze permettant de rester dans le gabarit standard. Leur livrée, argent et rouge, avec des filets orange, est assortie à celle des CC 6500 (Paris-Toulouse et Bordeaux) et BB 15000 (Paris- Strasbourg et Luxembourg).

La commande de la SNCF a porté sur 90 voitures en 1967, destinées aux relations sur le Sud Ouest et à un train Paris - Marseille "Le Rhodanien", plus rapide que le Mistral. Cette relation n'a finalement pas vu le jour sous cette forme, mais le réseau Est s'est vu octroyer un parc de voitures pour les relations vers Luxembourg et Strasbourg, bien que limitées à 160 km/h, d'où une commande de 13 autres voitures en 1973. Deux autres voitures ont également été construites pour essayer un système d'inclinaison des caisses qui n'a finalement pas été appliqué à la série.

Types d'origine - état en 1974

A8u (40 exemplaires : 12 tranche 1967, 11 tranche 68, 17 tranche 69) N° 61 87 18-99 001 à 012 et 026 à 053

Voitures à huit compartiments de six places, soit 48 places en tout, livrées en 1970. Une voiture sera radiée en 1982 après un attentat, 17 seront déclassées de 1982 à 1984 (B8u), 18 seront transformées en A2t5u « Euraffaires » de 1990 à 1992, et quatre resteront en l’état initial (radiation fin 1993). 

A8tu (34 exemplaires : 13 tranche 67, 8 tranche 69 et 13 tranche 72)N°61 87 18-99 013 à 025 et 054 à 074

Voitures à couloir central, de 46 places assises (disposition 2+1), commandées en 1967 à 13 exemplaires puis en 1969 à 8 unités, construites de 1969 à 1971 (N°013 à 025 et 054 à 061), et enfin 13 en 1972 (livrées en 1974, N° 062 à 074).

Dès 1972, un exemplaire était transformé en voiture salon « présidentielle » PR 3 ; 12 ont été déclassées en Btu de 1982 à 1984, 18 étant modernisées de 1990 à 1992 en voitures « Euraffaires » A8rtu (restauration à la place), les trois unités restantes étant radiées dès 1993.

A3rtu (6 unités tranche 1969) N°61 87 84-99 001 à 006

Voitures bar, ayant en outre dix huit places aménagées avec un couloir central, construites en 1971. A part leur livrée, elles sont restées en état d’origine jusqu’à leur radiation ; une de ces voitures est maintenant au Musée de Mulhouse.

Vru (10 unités tranche 1968) N° 61 87 88-99 001 à 010

Voitures restaurant. Six seront toutes transformées en voitures bar A3rtux « Euraffaires » de 1990 à 1993, les autres radiées fin 1993.

A4Dtux (5 tranche 1967 et 8 tranche 68) N° 61 87 81-99 001 à 013

Fourgon générateur indispensable au fonctionnement du système de climatisation. Une moitié de la voiture reprend des aménagements type A8tu, avec 21 places assises. L'autre moitié comporte un compartiment de service, un fourgon et un compartiment contenant le groupe électrogène produisant un courant de 660 V ; les livraisons ont eu lieu de 1969 à 1971.

Voiture présidentielle PR 3 Su (ex A8tu N°020)N°60 87 89-99 001

Issue de la transformation de la voiture à couloir central A8tu N° 020 totalement réaménagée, cette voiture était utilisée lors des déplacements des Présidents de la République à partir de 1972, remplaçant la voiture PR 1 datant des années 20. Les aménagements très "design", principalement de couleur beige comprenaient un salon, une salle de réunion et une chambre. Peu utilisée, elle a hélas été détruite accidentellement en 1990. Voir le site : http://www.trains-speciaux.fr/texte/presidentiel.htm

Les première rames homogènes, roulant à 200 km/h, ont circulé en septembre 1970 ; avant cette date, étaient incorporées des voitures bar et fourgon générateur Mistral 69, d'où une limitation à 160 km/h.

Su (deux exemplaires) N°60 87 99-90 219 & 242

Deux voitures de mesures ont été construites à partir de caisses type A3rtu. Incertitude quant à la désignation de la voiture 219 : s'agit-il d'une S ou d'une Su (avec climatisation) ?

Types déclassés - état en 1984

La fréquentation des trains TEE étant en baisse, l'ouverture de la places de seconde classe devient nécessaire au début des années 80. Le titre TEE disparaît, tandis que des voitures Corail aptes à rouler à 200 km/h sont ajoutées en tête du convoi (pour être alimentées par la locomotive). Lors de leur passage en révision générale entre 1982 et 1984, 29 voitures voitures Grand Confort sont déclassées, ce qui permet d'avoir à nouveau des rames homogènes (ce fut également le cas pour une partie des Mistral 69 et PBA). Leur livrée extérieure est légèrement modifiée : suppression du bandeau TEE, bande verte en seconde classe, puis plus tardivement jaune sur les voitures de première. A l'issue des transformations, en 1984, le parc se répartit de la manière suivante :

A8u (22 unités), A3rtu (6 unités), Vru (10 unités), S / Su (2 unités)

A part la signalétique inspirée des voitures Corail apparue vers 1980, ces voitures restent pour le moment inchangées. La Vru N°007 a cependant reçu de nouveaux aménagements lors de sa révision générale en 1987, mais cette expérimentation resta sans suite.

A8rtu (21 unités)

Pour les 21 voitures restantes, le marquage semble avoir modifié : il prend en compte l'existence d'un service de restauration à la place ("r").

B8u (17 unités) N°61 87 28-99 0**

17 voitures à compartiments A8u ont été transformées en seconde classe de 1982 à 1984 ; le couloir est plus étroit (la cloison a été supprimée), ce qui permet d’avoir huit places par compartiment, soit 64 places en tout ; les aménagements sont similaires à ceux des voitures UIC (A4B5 et B9 ex A9, B7D ex A7D) et USI (B4t4, B4t et A2t2B2t3 ex A4t4) déclassées à la même époque. Elles assuraient, avec les Btu et parfois des Corail, la partie seconde classe des trains « Euraffaires ». Les derniers chiffres de l'immatriculation d'origine sont conservés.

Btu (12 unités) N° 61 87 29-99 0**

Ces voitures de seconde classe, à 76 places en couloir central (2 de chaque côté du couloir) proviennent du déclassement entre 1982 et 1984 de douze A8tu, réaménagées avec des sièges identiques à ceux des voitures USI déclassées à la même époque (A2t2B2t3 et B4t ex A4t4). Ces voitures, parfois complétées par des Corail, ont été utilisées avec en première classe des Grand Confort classiques, puis des Euraffaires.

A4Dtux puis B3Dtux (13 unités)

Bruyants du fait de la présence du groupe électrogène, les fourgons générateurs ne sont sont normalement plus accessibles en service commercial, utilisés uniquement en cas de forte affluence. En 1987, ils sont tous assimilés à des véhicules de seconde classe, devenant des BDtux. Elles ne subissent en réalité aucune modification, l’aménagement intérieur à 2+1 places est conservé, seul le 1 de leur marquage extérieur est effacé…  Elles ont ensuite été incorporées dans les rames « Euraffaires », conservant leur décoration d’origine. Seul un exemplaire a reçu une bande verte.

Voitures Euraffaires : un renouveau éphémère

Depuis le milieu des années 70, la fréquentation de la première classe diminuait sans cesse, conduisant à la disparition du label Trans Europ Express. Pour relancer sa fréquentation, la SNCF expérimenta à partir de 1985 la « Nouvelle Première » entre Paris et Strasbourg, en utilisant des voitures Corail luxueusement aménagées. Malheureusement, l’expérience tourna court : les aménagement se dégradaient et manquaient de capacité : le service est arrêté dès 1987, laissant la place à des trains classiques assurés avec des voitures Grand Confort ou Mistral 69.

Malgré tout, il est toujours envisagé de relancer la première classe, en réutilisant ce matériel ex TEE après rénovation. Une première classe "Club" sera proposée sur Paris- Strasbourg, Paris- Luxembourg / Francfort et Paris- Limoges- Toulouse à partir de matériel Grand Confort réaménagé, tandis qu'une "première classe améliorée" serait offerte sur Paris- Clermont Ferrand, Marseille - Bordeaux et Paris- Zurich ou Paris- Cherbourg après remplacement des RTG (traction par CC 72000) sur 32 voitures Mistral 69 plus légèrement modifiées (en particulier, pas de changement de diagramme).

Alors que les voitures Grand Confort, approchant de la vingtaine d’années (soit la mi vie pour le matériel ferroviaire), vont être dégagées des relations vers Bordeaux et Nantes suite à l'arrivée du TGV Atlantique, il est donc décidé d’en moderniser une partie, en tenant compte de l’expérience « Nouvelle Première ». On peut remarquer qu'il s'agit de la première rénovation de matériel SNCF destinée à améliorer son standing, les cas antérieurs de modernisation étant plutôt une adaptation en vue d'un déclassement.

La livrée, gris métallisé avec un large bandeau bordeaux au niveau des baies encadré par deux bandes blanches fines, et les aménagements intérieurs s’inspirent fortement de ceux du TGV Atlantique. Les parois latérales reçoivent des revêtements en moquette ou imitation bois. Les baies d’extrémité (WC et afficheur de destination) sont obstruées. De nouveaux services doivent être proposés : restauration à la place, téléphone, minitel… Il y avait même des prises de courant pour les premiers ordinateurs portables. Les systèmes de chauffage et de climatisation sont conservés : un fourgon générateur Grand Confort ou Mistral 69 reste toujours indispensable, d'où un coût de fonctionnement inchangé…

Trois types de voitures, élaborées à partir de six voitures restaurant, de 18 A8tu et de 18 A8u, soit 34 exemplaires en tout, sont définis :

A3rtux (6 unités ex Vru) N° 61 87 85-99 010 à 012, 014, 16 & 019

Six voitures restaurant Vru, dont l’utilisation était en forte baisse, ont été transformées en voitures bar. Une partie de la salle de restauration reçoit des fauteuils de première classe, la partie bar installée à la place de la cuisine reçoit des aménagements très inspirés par ceux des rames TGV Atlantique. A l'origine, ces voitures devaient également comporter une place spéciale pour fauteuils roulant, faisant face à des WC adaptés.

A8rtu (18 unités) N° 61 87 18-99 0**

Ces A8rtu épargnées par le déclassement ont été rénovées. La disposition globale des aménagements ne change pas : 46 places en couloir central, avec possibilité de restauration à la place. Les sièges sont identiques à ceux des TGV Atlantique, avec des petits luminaires. Initialement, il était prévu de supprimer une des deux plateformes d'accès pour installer un office de stockage des plats servis à bord.

A2t6rtu (18 unités ex A8u, 21 prévues) N° 61 87 18-99 0**

Ces voitures proviennent de la transformation de 18 A8u. Cette fois, l’aménagement est bouleversé, avec la suppression de six compartiments. Il y a d’abord une salle de 14 places (emplacement de deux compartiments), les deux compartiments conservés, qui n’ont plus que cinq places, et une salle plus grande de 20 places (emplacement des quatre autres compartiments), soit en tout 44 places.

Les voitures Euraffaires sont utilisées dès 1990 entre Paris et Toulouse, et à partir d’avril 1992 vers Strasbourg et Luxembourg. Les services spécifiques ne sont proposés que sur ces deux dernières relations. Ces trains à supplément conservent une partie seconde classe, assurée avec des voitures Corail ou des Grand Confort déclassées.

Par rapport aux projets initiaux, de sévères simplifications ont donc eu lieu : l’utilisation sera seulement entre Paris, Strasbourg, Luxembourg ou Toulouse, sans tous les services prévus, et seule une partie des voitures Grand Confort sera concernée (et aucune des TEE 66 à 70 « Mistral 69 »). Cette modernisation très réussie n’a donc pas réussi à prolonger la carrière des voitures ex TEE : une bonne partie du parc n'est finalement pas concernée et sera rapidement réformée dès l'apparition des voitures Corail plus.

Voitures non rénovées - état en 1993

Les voitures Grand Confort non concernées par la rénovation Euraffaires ont continué à circuler à leurs côtés, mais les voitures de première classe ont disparu dès le milieu des années 90. Leur radiation a commencé dès début 1993, et en 1994 treize Grand Confort étaient déjà manquantes.

A8u (quatre unités), A8u (trois unités)

Ces voitures de première classe ignorées par le programme de rénovation (qui devait initialement comporter 21 A2t6u) ont été parmi les premières à être radiées dès septembre 1993.

A3rtu (6 unités)

L'A3rtu N°006 a été transformée début 1993 en voiture de mesures N° 60 87 99-77 198 limitée à 160 km/h ; une autre voiture fut radiée la même année, les quatre autres restèrent à l'effectif jusqu'en 1997.

B8u (17 unités), Btu (12 unités)

Ces voitures assurent toujours la partie seconde classe des rames Euraffaires. Elles n'ont subi aucune modification, et sont victimes de la concurrence des voitures Corail en version d'origine, puis seront supplantées par les Corail plus.

A4Dtux puis BDtux (13 unités)

Le fourgon générateur BDtux, bien que bruyant, fragile et coûteux, reste indispensable ; conservé en état d’origine, il héberge les contrôleurs et un technicien veillant sur son bon fonctionnement, et n'est pas ouvert au service commercial ; sur l’Est, il sera parfois remplacé par un fourgon BDtuxj Mistral 69 (les trois derniers seront radiés en octobre 1997). Deux de ces fourgons sont encore à l'inventaires car utilisés avec des voitures Mistral 69 sur les trains expositions.

S / Su 219 & 242

Ces voitures de mesures ne subissent pas de changement excepté les livrées.

Fin de carrière

Dès la mise en service du TGV Atlantique en 1989, évinçant les Grand Confort de l'Ouest (TEE Paris - Nantes), puis des Paris - Bordeaux l'année suivante, la carrière des voitures Grand Confort fut compromise, avec un repli sur trois lignes : Paris - Toulouse, Paris - Luxembourg et Paris - Strasbourg. Le programme de rénovation "Euraffaires", simplifié par rapport au projet initial (présenté plus haut) devait leur permettre d'assurer une seconde moitié de carrière dans l'attente de l'arrivée du TGV sur ces liaisons, prévue pour le milieu des années 2000.

Très rapidement, l'essor du TGV, la disponibilité de nombreuses voitures Corail aux coûts de fonctionnement moindres et les frais élevés de fonctionnement et de remise à niveaux ont fait pencher du mauvais côté le destin des voitures TEE et d'autres matériels jugés trop onéreux, comme les turbotrains ETG et RTG : l'arrêt des transformations en 1993 s'accompagna par les premières réformes.

A partir de 1995, les voitures Grand Confort non rénovées furent progressivement remplacées par des voitures Corail plus de seconde classe, alors que les Euraffaires connaissent un court sursis. Le 24 septembre 1995, le service est arrêté vers Toulouse suite à l'arrivée de voitures Corail plus de seconde classe, seule une vingtaine d'Euraffaires (et trois indispensables fourgons générateurs) continue à y être utilisée jusqu'en 1997. Certaines voitures ont été utilisées sur des trains supplémentaires ou spéciaux (pèlerinages, affrètements...), y compris vers la Belgique (une première pour ces voitures qui n'avaient jamais été utilisées à l'international).

Au départ de Paris- Est, la traction est assurée le plus souvent par une BB 15000, en livrée Grand Confort, gris béton (15024 et 15040) et même Corail plus à partir de 1997. Entre Paris et Toulouse, ce sont des CC 6500, les BB 7200 V200 (7261 à 7263) puis les BB 26000 qui assureront leur traction.

A l’hiver 1998, les 53 voitures restantes sont toutes rassemblées à la gérance de Paris Ourcq, puis, à l’été 1999, les 27 dernières circuleront exclusivement vers Metz et Luxembourg. Les derniers exemplaires seront retirés du service le 30 août 1999 ; onze ont alors été maintenus au parc spécial sous la désignation "Su" dans une rame d‘essai à grande vitesse des nouvelles locomotives BB 36000 ; ces voitures furent radiées des inventaires en 2001.

Dès 1996, la SNCF tenta de vendre ces voitures à la Tunisie, puis l'année suivante à l'Algérie (40 voitures) puis à l'Iran, mais toutes ces négociations échouèrent. Il semblerait qu’en 1998, un projet de transformation de voitures Grand Confort (pour quelle utilisation ?) ait été entamé par des ateliers de la CIWL à Ostende, puis rapidement arrêtés (des voitures ont leur intérieur complètement démonté, leurs caisses poncées et parfois même recouvertes d’un apprêt.). Mystère…En 2001, la région Rhône Alpes manquant de matériel, il est envisagé de refaire rouler les voitures Euraffaires et certaines Grand Confort entre Dijon, Lyon et Marseille, mais ce projet sera abandonné, les voitures ayant déjà trop souffert de leur garage prolongé.

Après leur radiation, les voitures Grand Confort et Euraffaires ont été garées dans des petites gares aux alentours de Périgueux, aux cotés de voitures PBA, Mistral 69 et Grill Express. Rapidement, des dégradations ont été commises, allant jusqu'à l'incendie, si bien qu'au bout de quelques années ces voitures sont totalement inutilisables. En 2005 et 2006, ces voitures ont été ferraillées (celles garées aux ateliers CIWL d'Ostende seront démolies en 2009), seules subsistent les deux fourgons générateurs des trains expositions, une voiture bar conservée aux côtés de la CC 6530, et deux ou trois voitures de service (une d'entre elles a été envoyée à la ferraille en 2011).

Su ex A3rtu (1 exemplaire) N° 60 87 99-77 198

La dernière A3rtu construite (N° 006) a été transformée début 1993 en voiture de mesures limitée à 160 km/h ; cette voiture a probablement été radiée à la fin des années 2000, tout comme les deux autres voitures destinées dès l'origine à assurer des mesures.

Su (11 exemplaires) N°63 87 99-99 001 à 011

Voitures de tous types formant la rame d'essai des BB 36000 ; radiation début 2001.