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BB 62400

La série en chiffres :
Alimentation : 1 moteur Diesel MGO

Configuration des essieux : BB

Puissance : 825 Ch. (603 kW)

Poids : 60 t.

Longueur : 12,5 m.

Chaîne de traction : génératrice + 4 moteurs de traction à courant continu.

Vitesse maximale : 80 km/h

Equipements spéciaux : UM, jusqu'à 4 éléments

Date de construction : 1954 à 1957, vente en 1991 & 1992

Date de retrait : 2007 et 2008

Nombre d'exemplaires : 50 rachetées par la SNCF

Numéros : BB 62403 à 62528 (N° ex 2400 NS)

Après une trentaine années de carrière aux Pays Bas, la série 2400 des NS, construite par Alsthom est en cours de réforme à la fin des années 80.

Au même moment, les travaux des lignes TGV Nord, interconnexion et Rhône Alpes mobilisent un grand nombre de machines Diesel, si bien que la SNCF manque de matériel. Elle décide alors de  racheter des engins thermiques à l'étranger ; vu leur conception française, les engins de la série 2400 des NS sont retenus (a noter que les BB 66000 auraient pu être très proches de ces machines).

Sur les 130 machines construites, 46 sont achetées par la SNCF, dont 6 destinées à servir de réserve de pièces.

Arrivant en France en 1991 et 1992, les engins retenus conservent leur livrée (généralement grise et jaune, mais il y a eu des machines bleues ou marron). Seul le marquage est repris, avec remplacement du logo NS par celui "nouille" de la SNCF, et ajout d'un "6" devant le numéro d'origine. Dépourvues de systèmes de sécurité comme la VACMA ou le KVB, ces machines sont quasi exclusivement confinées à la traction de trains de chantiers, d'où leur mutation à l'activité Infrastructure en 1999 (avec ajout d'un autre "6" en préfixe).

Après la fin des travaux de cas lignes à grande vitesse en 1995, les BB 62400 ont toutes été garées jusqu'en 1998, date à laquelle elles ont repris du service pour la ligne TGV Méditerranée, jusqu'en 2001. De nombreuses machines étant en mauvais état lors des travaux de la LGV Est, seules une partie de la série, revendue à VFLI et repeinte, a pu y être utilisée. A noter que divers réseaux industriels français (Houillères de Lorraine) disposaient d'engins similaires, eux aussi repris par VFLI et parfois modernisés (nouveau moteur Diesel). Tous ces engins ont été radiés en 2007 et 2008, une fois la ligne achevée.